DPE du Centre Ville à La Ciotat : bâti ancien et lecture des étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Centre Ville à La Ciotat, les 1 277 DPE analysés décrivent un parc presque entièrement antérieur à 1975 et largement composé d’appartements. Les étiquettes C et D dominent, mais la consommation médiane et la proportion de logements classés F ou G dépassent celles de la ville.

DPE du Centre Ville à La Ciotat : bâti ancien et lecture des étiquettes — La Ciotat

Un portrait du Centre Ville fondé sur 1 277 DPE

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Ville)Part du quartier
A80,6 %
B13610,6 %
C62448,9 %
D35027,4 %
E1259,8 %
F292,3 %
G50,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Ville (La Ciotat).

Le dossier énergétique du Centre Ville repose sur 1 277 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 12 528 DPE analysés à La Ciotat. Ce périmètre permet de décrire les caractéristiques des logements diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux indicateurs communaux fournis. Il ne doit toutefois pas être confondu avec un recensement exhaustif de tous les logements du Centre Ville. Les résultats présentés concernent cet ensemble de diagnostics : leur répartition par étiquette, les périodes de construction, les types de logements et plusieurs valeurs médianes. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ils constituent des repères de contexte. Ils ne permettent pas d’attribuer une performance à une adresse particulière, ni de remplacer la lecture du DPE du logement concerné.

  • Périmètre local : 1 277 DPE géolocalisés dans le quartier Centre Ville. Les constats portent sur cet échantillon, sans extrapolation chiffrée au nombre total de logements du quartier.
  • Référence communale : 12 528 DPE analysés à La Ciotat. La comparaison s’appuie sur les indicateurs fournis pour la ville, et non sur une moyenne nationale ou un autre territoire.
  • Lecture des médianes : 39 m² de surface, 170 kWh/m²/an de consommation et 734 € de coût énergétique annuel estimé. Ces valeurs résument des distributions distinctes, pas nécessairement un même logement.

Un bâti à 89.7 % antérieur à 1948, essentiellement en appartements

L’ancienneté du bâti est le trait le plus marqué du Centre Ville dans les données analysées. Les logements construits avant 1948 représentent 89.7 % des diagnostics du quartier, contre 16.9 % à l’échelle de La Ciotat. En élargissant le regard aux constructions antérieures à 1975, leur part atteint 96.9 %. Le profil local est donc très nettement orienté vers le bâti ancien. Les maisons individuelles ne représentent que 2.7 % de l’échantillon, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 39 m², contre 63 m² dans la ville, complète ce portrait d’un parc diagnostiqué de plus petite taille. Ces informations ne renseignent cependant ni l’état des immeubles, ni les rénovations réalisées, ni les équipements de chauffage. L’âge de construction ne suffit donc pas à expliquer l’étiquette d’un logement.

  • Pour situer un appartement du quartier, rapprocher sa surface et son année de construction des repères locaux : une surface médiane de 39 m² et une forte prédominance des constructions d’avant 1948.
  • Pour une maison, garder à l’esprit que cette catégorie ne représente que 2.7 % des diagnostics. Les indicateurs globaux du Centre Ville décrivent avant tout un ensemble d’appartements.
  • Pour apprécier un logement ancien, distinguer son époque de construction de sa performance constatée. La part de 89.7 % de bâti antérieur à 1948 ne permet pas, à elle seule, de déduire son classement énergétique.

Des étiquettes dominées par C et D, avec 34 logements F ou G

La répartition des étiquettes fait apparaître une nette prédominance de la classe C, avec 624 diagnostics, devant la classe D, qui en rassemble 350. La classe B compte 136 diagnostics, la classe E en compte 125 et la classe A seulement 8. À l’autre extrémité, 29 diagnostics sont classés F et 5 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 34 logements, soit 2.7 % de l’échantillon du Centre Ville. Ce profil montre que la très forte ancienneté du bâti ne se traduit pas par une prédominance des étiquettes les moins favorables. Les données ne permettent toutefois pas de savoir pourquoi un logement relève d’une classe plutôt que d’une autre. Elles ne documentent pas les travaux passés, l’isolation, les installations ou les caractéristiques précises de chaque appartement.

Une consommation médiane supérieure à celle de La Ciotat

Le Centre Ville présente une consommation médiane de 170 kWh/m²/an, contre 127 kWh/m²/an pour La Ciotat. La proportion de passoires énergétiques y est également plus élevée : 2.7 %, contre 2.0 % dans l’ensemble communal. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur, à 734 € dans le quartier contre 769 € dans la ville. Ces résultats ne sont pas contradictoires : la consommation rapportée au mètre carré et le coût annuel estimé ne mesurent pas la même chose. La surface médiane est par ailleurs plus faible au Centre Ville, avec 39 m² contre 63 m². Il faut lire ces indicateurs ensemble, sans calculer une facture théorique en multipliant les médianes. Les données disponibles ne permettent pas d’isoler le rôle respectif de la surface, des équipements et des autres caractéristiques.

Vendre ou louer : replacer le DPE individuel dans le contexte local

Pour vendre ou louer au Centre Ville, ces résultats servent surtout à contextualiser le logement présenté. Une étiquette C s’inscrit dans la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, avec 624 diagnostics, mais ne décrit pas à elle seule la qualité générale du bien. À l’inverse, une étiquette F ou G concerne une fraction limitée du parc diagnostiqué, soit 2.7 %, et appelle une lecture attentive du dossier individuel. Le propriétaire peut présenter distinctement l’étiquette, la consommation rapportée à la surface et l’estimation annuelle figurant dans son propre diagnostic. L’acquéreur ou le candidat locataire peut ainsi comparer le bien aux repères du quartier sans confondre estimation énergétique et dépense personnelle future. Aucun effet chiffré sur la valeur de vente, l’attractivité locative ou les travaux nécessaires ne peut être déduit des seules données fournies.

Questions fréquentes

Le bâti ancien du Centre Ville est-il majoritairement classé F ou G ?

Non. Si 89.7 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, les étiquettes les plus nombreuses sont C, avec 624 diagnostics, et D, avec 350 diagnostics. Les classes F et G totalisent 34 logements, soit 2.7 % de l’échantillon. L’ancienneté du parc et sa performance énergétique doivent donc être distinguées, sans supposer un niveau de rénovation que les données ne précisent pas.

Pourquoi le coût médian est-il inférieur malgré une consommation médiane plus élevée ?

Le coût annuel médian estimé est de 734 € au Centre Ville, contre 769 € à La Ciotat, tandis que la consommation médiane atteint respectivement 170 et 127 kWh/m²/an. Ces indicateurs ont des unités différentes. La surface médiane locale, de 39 m² contre 63 m², est aussi à considérer. Les données agrégées ne permettent toutefois pas d’établir une explication complète ni de reconstituer la dépense d’un logement particulier.

Comment utiliser ces chiffres pour un projet de vente ou de location ?

Ils permettent de situer un logement dans un quartier principalement composé d’appartements anciens, où la surface médiane est de 39 m² et où la classe C est la plus représentée. La comparaison doit ensuite porter sur le DPE individuel et ses indicateurs. L’échantillon de 1 277 diagnostics ne permet pas de déterminer une valeur de vente, une dépense réelle future ou la situation réglementaire propre au logement.

Sources officielles

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