DPE du quartier Est à La Ciotat : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 1 208 DPE géolocalisés dans le quartier Est à La Ciotat dessinent un parc majoritairement composé d’appartements, où l’étiquette C domine. La consommation médiane dépasse celle de la ville, malgré un coût énergétique annuel médian estimé légèrement inférieur.

DPE du quartier Est à La Ciotat : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — La Ciotat

Le dossier énergétique du quartier Est repose sur 1 208 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 12 528 DPE à La Ciotat. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Pour préparer une vente ou une location, leur intérêt est de fournir un cadre de comparaison local : quelle étiquette est la plus représentée, quelle place occupent les maisons et comment interpréter les dépenses estimées ? La lecture doit conserver une distinction entre les caractéristiques de cet ensemble et celles du bien concerné. Une médiane ou une proportion de quartier ne remplace pas les informations propres à un logement.

Un bâti surtout collectif, avec une dominante de construction entre 1948 et 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Est)Part du quartier
A423,5 %
B16013,2 %
C64353,2 %
D25020,7 %
E836,9 %
F201,7 %
G100,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Est (La Ciotat).

Dans les diagnostics du quartier Est, les maisons individuelles représentent 24,8 % des logements, le reste étant constitué d’appartements. Le profil observé est donc principalement collectif, sans que les maisons soient absentes de l’échantillon. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 28,9 % des diagnostics. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une majorité absolue du bâti. Les logements construits avant 1948 comptent pour 6,9 %, tandis que ceux d’avant 1975 représentent 35,8 %. À l’échelle de La Ciotat, la part du bâti antérieur à 1948 atteint 16,9 % : cette composante ancienne est ainsi moins présente dans l’échantillon du quartier. Ces repères décrivent l’âge des constructions, mais ne renseignent pas sur les rénovations effectuées, les équipements installés ou l’état énergétique de chaque bâtiment.

  • Type de logement : la part de maisons individuelles est de 24,8 %. Pour situer un bien, il faut garder à l’esprit que les résultats globaux décrivent surtout des appartements.
  • Âge du bâti : la tranche 1948-1974 rassemble 28,9 % des diagnostics. Cette prédominance ne permet pas d’attribuer une même qualité énergétique à tous les logements de cette période.
  • Ancienneté : les constructions d’avant 1948 représentent 6,9 % des diagnostics du quartier, contre 16,9 % dans la ville. Cette différence ne suffit pas, à elle seule, à expliquer les écarts de consommation.

L’étiquette C domine, tandis que 30 logements sont classés F ou G

La répartition des étiquettes montre une concentration autour de la classe C, qui rassemble 643 diagnostics sur les 1 208 analysés. La classe D arrive ensuite avec 250 diagnostics, devant la classe B, qui en compte 160. Les extrémités de la distribution sont moins représentées : 42 diagnostics relèvent de la classe A, tandis que les classes F et G comptent respectivement 20 et 10 logements. La classe E regroupe pour sa part 83 diagnostics. Le quartier ne présente donc pas un profil uniforme, même si C constitue son principal point de repère. Pour un propriétaire, cette distribution permet de situer l’étiquette de son logement dans le paysage local. Elle ne permet pas de déduire les travaux nécessaires ni les raisons techniques du classement, absentes des données fournies.

  • Classes A et B : 42 diagnostics en A et 160 en B. Ces résultats sont présents dans le quartier, mais chacune de ces classes reste moins représentée que la classe C.
  • Classes C et D : 643 diagnostics en C et 250 en D. La classe C est la plus fréquente et constitue un repère descriptif, sans être une étiquette applicable par défaut.
  • Classes E, F et G : 83 diagnostics en E, 20 en F et 10 en G. Les passoires F et G totalisent 30 logements, soit 2,5 % selon les données fournies.

Une consommation médiane supérieure à celle de La Ciotat

La comparaison avec La Ciotat fait apparaître plusieurs écarts qui doivent être lus ensemble. La consommation médiane du quartier Est est de 159 kWh/m²/an, contre 127 kWh/m²/an pour la ville. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est de 748 €, contre 769 € à l’échelle communale. Ces constats ne sont pas contradictoires : la consommation est exprimée par unité de surface, alors que le coût annuel correspond à un montant global estimé. La surface médiane est également différente, avec 45 m² dans le quartier et 63 m² dans la ville. Cet écart de surface invite à la prudence, sans établir à lui seul la cause de la différence de coût. Enfin, la part de passoires atteint 2,5 % dans le quartier, contre 2,0 % pour La Ciotat.

Vendre dans le quartier Est : situer le bien sans lui attribuer le profil du secteur

Pour présenter un logement à la vente, l’analyse du quartier fournit un contexte, mais l’argumentation doit rester centrée sur ses caractéristiques propres. Un bien classé C appartient à l’étiquette la plus représentée, avec 643 diagnostics locaux ; cela ne signifie pas qu’il présente la même consommation ou le même coût estimé que les autres logements de cette classe. À l’inverse, un classement F ou G s’inscrit dans une catégorie minoritaire, qui totalise 30 logements diagnostiqués, sans permettre de chiffrer un effet sur la valeur du bien. Les données ne contiennent aucune information sur les transactions. Une présentation factuelle peut distinguer l’étiquette individuelle, la surface, la période de construction et les estimations du diagnostic. Le coût médian de 748 € doit rester une référence de quartier, et non devenir une dépense annoncée pour le logement vendu.

Louer dans le quartier Est : expliquer les estimations et leurs limites

Pour une mise en location, les résultats du quartier aident à contextualiser l’information énergétique transmise au candidat, sans préjuger de sa consommation future. La médiane de 748 € par an est une estimation issue de l’échantillon, pas une facture garantie pour un logement donné. La surface médiane de 45 m² rappelle aussi que le contexte local diffère de celui de la ville, où elle atteint 63 m². Présenter uniquement le coût global, sans la surface ni la consommation indiquée dans le diagnostic individuel, donnerait donc une lecture incomplète. Pour un logement classé F ou G, sa présence dans les 2,5 % de passoires du quartier ne permet pas de conclure sur sa situation locative particulière. Les données fournies ne décrivent ni les conditions réglementaires applicables, ni les travaux éventuels, ni leurs effets attendus.

Questions fréquentes

Quel est le profil du bâti dans le quartier Est à La Ciotat ?

Les diagnostics portent principalement sur des appartements, les maisons individuelles représentant 24,8 % des logements. La période 1948-1974 est la plus représentée, avec 28,9 % des diagnostics, sans constituer une majorité absolue. Le bâti d’avant 1948 représente 6,9 % de l’échantillon local, contre 16,9 % à La Ciotat. Ces proportions décrivent les biens diagnostiqués, pas nécessairement l’ensemble du parc.

Le quartier Est présente-t-il de meilleurs résultats énergétiques que la ville ?

Les indicateurs ne permettent pas une réponse uniforme. La consommation médiane est supérieure dans le quartier : 159 kWh/m²/an contre 127 dans la ville. La part de passoires est également plus élevée, à 2,5 % contre 2,0 %. Le coût annuel médian estimé est toutefois inférieur, à 748 € contre 769 €, dans un échantillon où la surface médiane est plus petite.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Les 748 € annuels peuvent servir de contexte local, à condition d’être clairement présentés comme une médiane estimée du quartier. Ils ne doivent pas remplacer l’estimation propre au logement. Les 1 208 diagnostics couvrent des surfaces, des périodes de construction et des étiquettes différentes. Ces statistiques ne permettent de prévoir ni la dépense réelle de l’occupant, ni l’effet du DPE sur une transaction.

Sources officielles

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