DPE à Extension Centre Ville, La Ciotat : bâti ancien et lecture des étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Extension Centre Ville, les 1 176 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, avec une forte présence du bâti ancien. Les étiquettes C et B y sont les plus nombreuses, tandis que la part de logements F et G dépasse celle observée à l’échelle de La Ciotat.

DPE à Extension Centre Ville, La Ciotat : bâti ancien et lecture des étiquettes — La Ciotat

Le dossier énergétique d’Extension Centre Ville repose sur 1 176 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 12 528 DPE analysés à La Ciotat. Ces résultats permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, mais ne constituent pas un recensement exhaustif de son parc immobilier. Ils font apparaître trois caractéristiques complémentaires : une présence importante de constructions anciennes, une nette prédominance des appartements et une concentration des étiquettes dans les classes C, B et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données offrent un contexte de comparaison. Elles ne permettent toutefois pas de déduire la classe énergétique d’une adresse particulière à partir de sa seule localisation.

Un bâti dominé par l’avant-1948 : 44,9 % des diagnostics

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Extension Centre Ville)Part du quartier
A80,7 %
B30225,7 %
C46739,7 %
D27423,3 %
E887,5 %
F282,4 %
G90,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Extension Centre Ville (La Ciotat).

La période de construction dominante à Extension Centre Ville est celle d’avant 1948, qui représente 44,9 % des diagnostics du quartier. Cette proportion contraste avec les 16,9 % relevés à l’échelle de La Ciotat et souligne la place du bâti ancien dans l’échantillon local. Plus largement, 68,0 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le quartier se distingue aussi par sa composition : les maisons individuelles ne représentent que 7,4 % des logements analysés, le reste étant constitué d’appartements. Ces caractéristiques décrivent le cadre immobilier dans lequel lire les résultats énergétiques. Elles ne renseignent pas, à elles seules, sur l’état des équipements, les matériaux présents ou les éventuels travaux réalisés dans chaque logement.

  • Ancienneté : les 44,9 % de diagnostics concernant des constructions d’avant 1948 donnent un poids important à cette période. Les données fournies ne croisent cependant pas l’âge du bâti avec les classes énergétiques ; elles ne permettent donc pas d’attribuer une étiquette aux seuls logements anciens.
  • Type de logement : avec 7,4 % de maisons individuelles et le reste en appartements, le profil du quartier est surtout collectif. Pour comparer un bien aux résultats locaux, il faut garder cette composition à l’esprit, notamment lorsqu’il s’agit d’une maison.
  • Surface : la médiane atteint 52 m² dans le quartier, contre 63 m² dans la ville. Cette différence constitue un repère utile pour lire les indicateurs énergétiques sans assimiler le logement médian du quartier à celui de l’ensemble de La Ciotat.

Les classes C et B en tête, avec 37 logements F ou G

La distribution des étiquettes montre que la classe C est la plus représentée, avec 467 diagnostics, suivie de la classe B, qui en compte 302. La classe D arrive ensuite avec 274 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes F et G rassemblent respectivement 28 et 9 logements, soit 37 passoires énergétiques dans l’échantillon du quartier. Leur part est de 3,1 %, contre 2,0 % pour La Ciotat. Le quartier présente donc une proportion de passoires supérieure à celle de la ville, sans que ces logements constituent le profil majoritaire des DPE locaux. La forte présence de constructions anciennes ne doit ainsi pas conduire à décrire uniformément Extension Centre Ville comme un quartier aux mauvaises étiquettes.

  • Classes A et B : 8 diagnostics sont classés A et 302 sont classés B. Ces résultats attestent la présence de logements bien classés dans l’échantillon, mais ne précisent ni leur période de construction ni leur répartition entre maisons et appartements.
  • Classes C et D : avec respectivement 467 et 274 diagnostics, elles occupent une place importante dans le paysage énergétique local. La classe C est, à elle seule, l’étiquette la plus fréquemment observée parmi les 1 176 DPE analysés.
  • Classes E, F et G : le quartier compte 88 diagnostics E, 28 F et 9 G. Le taux de passoires de 3,1 % concerne uniquement les classes F et G ; il ne comprend pas les logements classés E.

143 kWh/m²/an dans le quartier, contre 127 à La Ciotat

La consommation médiane atteint 143 kWh/m²/an à Extension Centre Ville, contre 127 kWh/m²/an dans l’ensemble de La Ciotat. En parallèle, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur dans le quartier : 716 €, contre 769 € pour la ville. Ces indicateurs ne décrivent pas la même chose et ne doivent pas être confondus. La consommation est exprimée par mètre carré, tandis que le coût annuel estimé est présenté à l’échelle du logement. La surface médiane est également plus faible localement, à 52 m² contre 63 m². Ces différences invitent à lire ensemble consommation, surface et coût estimé, sans affirmer que la taille des logements explique à elle seule l’écart observé. Les données agrégées ne démontrent pas ce lien causal.

Vendre : situer le bien parmi les 1 176 DPE du quartier

Pour vendre un logement à Extension Centre Ville, les résultats du quartier servent d’abord à contextualiser son propre DPE. Un appartement classé C se situe dans la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, qui compte 467 diagnostics de cette classe. Un logement F ou G appartient à un groupe plus restreint, représentant 3,1 % des diagnostics locaux. Cette comparaison aide à présenter les caractéristiques énergétiques du bien sans les confondre avec celles du quartier entier. Les données disponibles ne permettent pas de mesurer un effet sur sa valeur de vente, ni de chiffrer une éventuelle négociation. La présentation du logement doit donc distinguer ses résultats individuels, sa surface et son année de construction des médianes et proportions observées dans le secteur.

Louer : lire les 716 € estimés comme un repère collectif

Pour un projet de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 716 € constitue un point de repère, et non une prévision de dépense pour le futur occupant. Il concerne l’ensemble des diagnostics analysés dans le quartier et ne remplace pas l’estimation propre au logement proposé. De même, les 143 kWh/m²/an de consommation médiane ne peuvent pas être attribués automatiquement à un appartement de 52 m², ces deux valeurs étant des médianes distinctes. Un bailleur ou un candidat locataire peut utiliser ces indicateurs pour structurer ses questions sur le bien. En revanche, les faits fournis ne contiennent aucun cadre réglementaire permettant de conclure à son admissibilité à la location ; le seul taux local de passoires ne répond pas à cette question.

Questions fréquentes

Extension Centre Ville compte-t-il davantage de passoires que La Ciotat ?

Oui, en proportion des diagnostics analysés : le quartier compte 37 logements F ou G, soit 3,1 %, contre 2,0 % à l’échelle de La Ciotat. Cela n’indique pas que la majorité des logements du quartier sont mal classés. La classe C est la plus représentée, avec 467 diagnostics, suivie de B avec 302 diagnostics.

Le bâti ancien est-il majoritaire dans les DPE du quartier ?

Les constructions d’avant 1975 représentent 68,0 % des diagnostics, tandis que celles d’avant 1948 en représentent 44,9 %. L’avant-1948 est la période dominante, mais ne constitue pas à lui seul la majorité de l’échantillon. Le quartier est aussi principalement composé d’appartements : les maisons individuelles ne représentent que 7,4 % des logements analysés.

Peut-on prévoir sa dépense énergétique avec la médiane de 716 € ?

Non. Les 716 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier, et non à une dépense garantie pour un logement donné. La consommation médiane de 143 kWh/m²/an et la surface médiane de 52 m² sont également des indicateurs collectifs. Pour un achat ou une location, il faut les distinguer des informations propres au bien.

Sources officielles

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